Le soubassement en pierre peut être construit afin de protéger les constructions de l’humidité ou pour des raisons esthétiques voire écologiques.
Le soubassement en pierre : quels principes ?
Le soubassement constitué de pierres est réalisé afin de créer une assise pour accueillir la construction tout en la protégeant des remontées capillaires. Le soubassement en pierre peut être construit à la hauteur du sol, en vue de construire un étage ou être semi-enterré. Dans ce cas, le soubassement en pierre joue le rôle de mur de soutènement.
Le soubassement en pierre : les techniques de construction
Le soubassement en pierre est construit avec des pierres de tailles différentes trouvées dans l’environnement proche de la construction. On distingue 2 techniques de construction pour un soubassement en pierre : la maçonnerie à pierres sèches et la maçonnerie à hourder au mortier de chaux.
La maçonnerie à pierres sèches repose sur l’assemblage de pierres de préférence plates sans liant. Les pierres sont calées entre elles pour constituer une assise stable. Les joints sont croisés afin d’optimiser la stabilité de l’ouvrage. Les murs construits à partir de cette technique font une épaisseur de 60 à 90 cm. Les pierres sèches, en raison de leur nature, sont perméables et résistent mal aux intempéries (délitage de la pierre).
Les pierres hourdées au mortier de chaux : cette technique consiste à sceller les pierres constituant le soubassement en réalisant des joints à base de chaux aérienne ou de chaux hydraulique. La chaux aérienne qui fait prise au contact de l’air permet au soubassement en pierre de respirer et favorise l’évaporation de l’humidité. La chaux hydraulique qui durcit au contact de l’eau est plus étanche mais conserve en partie l’humidité.
Le soubassement en pierre : les précautions à prendre
Le soubassement en pierre demande quelques précautions et un entretien régulier : aucune construction ne doit être réalisée aux abords du soubassement en pierre afin d’assurer sa stabilité. Les mousses et végétaux éventuels logés dans les interstices des joints doivent être enlevés, le calage des pierres doit être contrôlé régulièrement. Enfin, il faut veiller à ce que l’évacuation des eaux se fasse en aval et éventuellement mettre en place un drain pour éviter que l’humidité ne fragilise la structure du soubassement.
Le soubassement en pierre : les conseils pour une rénovation
La rénovation d’un soubassement en pierre doit être réalisée en utilisant les techniques similaires à sa construction : ajout de pierres issues de la région et idéalement de l’environnement direct pour renforcer le calage des pierres. La réparation des petites fissures suppose l’utilisation du même type de chaux que celui utilisé lors de la construction. Les fissures structurelles imposent le contrôle de la stabilité du soubassement et de l’édifice dans son ensemble en raison de la charge exercée sur le soubassement.
Le soubassement en pierre : quel prix ?
Le coût de la construction d’un soubassement en pierre dépend du type de pierres à utiliser, de sa facilité à s’en procurer et de la hauteur du soubassement. Il faut compter de 120 € à 170 € le m² pour la construction d’un tel ouvrage.