Le talutage de terrain concerne les travaux de terrassement réalisés sur des terrains en pente. Ces terrassements peuvent être réalisés pour des constructions de bâtiments, des aménagements routiers ainsi que pour l’aménagement de berges.
L’angle de talus naturel
Lorsqu’un matériau pulvérulent tel que du sable ou des graviers se dépose en formant une pente naturelle, c’est ce que l’on appelle « l’angle de talus naturel » des terres. Cette forme est stable.
Les différents types de talus
On considère 6 types de talus :
- Les talus supérieurs à 1 pour 1, c’est-à-dire que pour un mètre de déplacement horizontal l’élévation est supérieure à un mètre. Ce type de talus est conseillé pour la réalisation de protection contre les éboulements.
- Les talus à 1 pour 1, soit une pente de 100 %, ce qui représente des talus non accessibles aux engins. Ils comportent un fort risque d’érosion. Il est conseillé de les végétaliser rapidement afin que le système racinaire apporte une stabilité superficielle au talus.
- Les talus à 3 pour 2, à 65 % de pente, ne permettent pas aux engins un accès facile. Ils doivent également être végétalisés car le risque d’érosion est important. En revanche, les risques d’éboulements sont faibles.
- Les talus à 2 pour 1, à 50 % de pente, sont préconisés pour les accès des engins de tonte. La mise en place de végétation et d’engazonnement est facilitée avec une telle pente.
- Les talus à 3 pour 1, à 33 % de pente, sont essentiellement destinés aux talus paysagers.
- Les talus à 4 pour 1, à 25 % de pente, sont facilement accessibles à tout type d’engin.
Stabilité des talus après talutage
Il peut être nécessaire, après le talutage du terrain, d’assurer une protection anti-éboulement du talus. On peut procéder par la mise en place d’enrochement en surface du talus, de plantation et d’engazonnement sur le talus. Dans ce cas, il est nécessaire de mettre en place 1 mètre de terre arable pour le développement d’arbres et 20 cm pour des gazons.
Sur les talus possédant peu de terre végétale en surface, l’engazonnement peut être réalisé par projection ou hydroensemencement. C’est une technique qui consiste à pulvériser sur un sol un mélange d’eau, un paillis de fibres, de graines et de fertilisants. Les graines collent sur la surface projetée grâce au paillis. C’est une technique qui est particulièrement adaptée aux grandes surfaces ou sur les terrains accidentés, en particulier sur les talus routiers. Enfin, on peut renforcer les sols des talus lors des opérations de terrassement pour permettre une pente de talus supérieure à l’angle de talus naturel.
Le talutage : quelle mise en œuvre ?
La mise en œuvre doit être effectuée par un professionnel du terrassement qui possède l’ensemble du savoir-faire nécessaire à la bonne exécution du talutage et qui sait adapter la pente aux contraintes imposées par les types de sols présents. De plus, il possède le matériel adapté à ce type de travaux.
Il est néanmoins possible de réaliser par soi-même des terrassements dans son terrain après avoir bien vérifié la nature de ses sols. L’opération de talutage peut alors être réalisée à l’aide d’une tractopelle pouvant être louée.